Aperçu
de l’histoire
son
site et son environnement
Saint Ange est aujourd’hui situé sur la commune de Villecerf, dans le
canton de Moret sur Loing. Le nom de Villecerf, “Villa servus” ou encore ”Villa
cervus” atteste d’un établissement de type gallo-romain qui traversera les
siècles jusqu’au rattachement du Gâtinais à la France de 1067, sous le 4° règne
capétien, par Philippe I°.
A cette époque existe la seigneurie de Challeau, aujourd’hui divisée en
deux parties, l’une rattachée lors de la révolution à la commune voisine de
Dormelles, l’autre sur laquelle est inscrit le site de base et les bâtiments du
domaine
En cette fin du XI° siècle, la limite de la France, alors essentiellement
l’Ile de France et de la Champagne, était le cours de l’Yonne. Comme l’usage de
cette époque le prévoyait, la frontière était la ligne de crête entre l’Yonne et
la rivière la plus proche, c’est à dire l’Orvanne. A partir de Moret et de son
étang avec la forteresse de Ravannes, se succédaient, de village en village et
jusqu’au-delà de Vallery, des maisons fortes, édifiées sous l’autorité du roi
capétien, rendant directement hommage au roi pour “sa grosse tour de Moret
”
Les routes sont alors entre l’Orvanne et l’Yonne : Pour aller de Moret à
Vallery, le chemin passe par Montarlot, Ville Saint Jacques, Dormelles, Flagy,
Voulx et Diant.
On trouvera Bézière à Villecerf, vraisemblablement Beaumont, là où est
aujourd’hui l’ancienne gloriette
Ces maisons fortes seront réaménagées et modernisées lors de la
reconquête française du règne
La poursuite de la guerre de 100 ans et son renouveau après l’assassinat
de Jean sans Peur sur le Pont de Montereau, une nouvelle organisation face au
nouvel ennemi bourguignon, feront perdurer misère et pauvreté, dont notre région
ne sortira qu’avec la fin du règne de Louis XI et les deux règnes d’avant le
temps de la Renaissance.
De rares exceptions, dues aux fonctions de certains seigneurs locaux
comme Guérin le Groing pour Challeau et Dormelles, parce qu’il était le maître
des écuries du roi et le frère du maître de l’artillerie de Louis XI,
apportèrent plus rapidement mais très ponctuellement le renouveau par
l’agriculture et le commerce organisé autour des Foires, comme celle de
Dormelles.
C’est aux grands travaux de Fontainebleau, entrepris par François 1°
après la mort
Ce sera entre 1543 et 1546 qu’Anne de Pisseleu, Mademoiselle d’Heilly,
devenue la Comtesse puis la Duchesse d’Etampes, après avoir embelli son domaine
de Limours, décida de construire la “Maison de Plaisance Bâtie à la
moderne” de Challeau. Si l’architecte reste encore inconnu, il faut
certainement le rechercher davantage vers l’Italie et Serlio qu’en France avec
Chambiges et certainement pas Philibert Delorme comme trop de traditions du XIX°
siècle l’ont, sans le moindre document, affirmé.
Le Maître Maçon, la désignation des travaux et leur ampleur et
chronologie ont pu être très récemment retrouvés par le minutier des
Notaires.
Les Dessins en perspectives d’Androuet du Cerceau, son commentaire, puis
la gravure de Châtillon nous restituent avec beaucoup d’exactitude la réalité de
l’édifice (annexe 1).
La Maison était conçue pour ouvrir à l’italienne sur quatre côtés de
Jardins : Ceux-ci, à la différence du château et
Ce “Jardin des Charmilles”, implanté à même hauteur que le toit en
terrasse du château, était orné de buis et d’ifs établis en perspective avec la
grande allée nouvellement bordée
d’arbres : “l’allée de Sire François”, dans l’axe nord-sud du futur parc, encore
en son état premier de forêt. Cette grande allée, aujourd’hui l’allée de Madame,
joignait par un rond point une allée est-ouest, “l’allée de la Justice”, qui
menait jusqu’à la route de Moret à Villemaréchal par l’abbaye de Trin, alors
seul accès possible à Challeau-Saint Ange.
Sur son coté est, ce jardin des Charmilles organisait la forte pente du
versant de
Les jardins ouest, l’actuelle entrée
La mort du roi amena la disgrâce de la Grande Favorite, et son exil en
Bretagne, chez son bien théorique mari Jean de Brosse, le comte de Penthièvre,
devenu comme mari
Si, avec la mort de son mari en 1566, elle revint à
Ce sera pendant ces années de 1566 à
octobre1580, date présumée
Toutefois, le plus aimable adage se doit d’être conservé, même s’il a peu
de chance d’avoir été formulé dans ce temps, car il mesure la tendresse qui
prévaudra toujours et pendant plus de 30 ans entre le Roi et sa grande
Favorite
“Si tu me tisses une chemise sans
couture
je te bâtirai un château sans
toiture”
Il faut imaginer ce qu’a dû être, à son inauguration à l’automne 1546,
l’arrivée de François 1°, venant de Fontainebleau par Moret, accompagné
Si certaines légendes méritent d’être conservées, il faut, par contre,
oublier les fantaisies et traditions des historiens du XIX° et du XX° siècle :
Saint Ange, qui d’ailleurs s’appelle alors encore Challeau, ne sera jamais la
résidence de Diane de Poitiers, ni surtout celle de Gabrielle d’Estrée pour
laquelle on a fait dire qu’Henri IV aurait restauré le
château.
A la mort de la Duchesse d’Etampes, Challeau va à sa nièce, Jeanne de
Chabot, puis à sa fille, Marguerite, qui épousera Hurault de Cheverny, le
chancelier d’Henri III. Les aveux et les hommages témoignent bien de la
chronologie et de la filiation du domaine jusqu’en 1607, où s’établit la maison
Le Charron.
II
La Période Le Charron et la Reconstruction de Challeau Saint
Ange
C’est sous le règne d’Henri IV et le début de celui de Louis XIII que les
domaines acquis de 1597 à 1607 dans le Gâtinais par Pierre le Charron, le neveu
du Prévost des Marchands de la Saint Barthélemy, qui meurt à Dormelles en 1626,
sont répartis entre ses trois fils :
Antoine, gouverneur de Montereau reçoit Dormelles et y fait construire, à
partir de 1612, le magnifique château où mourra son gendre, Timoléon de Cossé,
le grand Panetier de France et alors connu pour ses importantes collections
d’orfèvrerie et d’émaux italiens, comme par les séjours qu’y feront Louis XIII
et Anne d’Autriche.
François, gouverneur du Bois de Boulogne, recevra Challeau, qui comme
Dormelles sera élevé en baronnie et deviendra Saint Ange en
1628.
Claude reçoit Villemaréchal, avant que d’acquérir Paley et
Rémauville.
Ainsi la famille Le Charron, qui y avait déjà bien des parentés et des
amitiés par les Olivier, les Budé et les Amer, devient l’une des plus
importantes dans le Gâtinais.
François I° Le Charron et
Il remaniera complètement les travaux de jardins en façonnant la première
version des jardins nord, les jardins d’eau, à peine esquissés par la Duchesse
d’Etampes : Ce sera le grand bassin en pentagone, entouré de ses deux contre
bassins, la pièce des carpes et la pièce des brochets, les canaux, cardo est et
ouest. Les alimentations en eaux se font par le bras de déchargement de
l’Orvanne qui devient le grand canal, avec
Il modifie la Gloriette des jardins de l’est qu’il approfondit en
remodelant la perspective en déforestant et rehaussant le niveau vers
Challeau.
Il obtient l’autorisation du roi en 1643 de bâtir murs et fossés, ce qui
lui permet de ceindre d’abord la forêt, devenue le parc, de murs de soutènement
avant de commencer par Challeau les murs de soutien des terrasses sur les
jardins.
Il projette un dessin ambitieux du parc en symétrie des jardins d’eaux
avec ronds points et pentagones. Mais ce sera son fils, François II Le Charron,
qui en achèvera la réalisation. Le dessin du parc et des jardins d’eau a été
attribué à Le Notre mais aucun document n’a encore été trouvé pour l’établir
sans conteste.
Enfin, avec la récente acquisition qu’il a fait de la seigneurie de
Villecerf, il peut ouvrir les jardins de l’ouest, l’entrée actuelle, et faire de
la façade ouest du château la face principale. Toutefois le chemin de Villecerf
à Saint Ange, qui est créé, l’est à 45° d’angle par rapport au portail d’entrée.
Il aménage également l’important potager dont les murs et les puits précèdent
l’entrée ouest
Les immenses dépenses qu’il fait, tant en acquisitions qu’en travaux et
en train de vie, le mènent rapidement, malgré son importante fortune, dans une
situation précaire. Un concordat et une curatelle pour maintenir ses biens au
bénéfice de ses enfants seront exigés : Sa femme, Anne de Boulogne, la future
Madame
Saint Ange verra venir les Arnaud et leurs cousins d’Andilly, Pascal et
bien d’autres religieux, dévots ou adeptes du jansénisme.
Il meurt à Saint Ange et est enterré dans l’église de Villecerf où sa
plaque tombale marque bien et symboliquement l’importance de ce qu’il a fait
pour ce village.
Après lui, son fils François II Le Charron, continuera la tradition
dépensière de son père, si bien qu’à son tour il ne pourra plus faire face aux
conséquences de son train de vie. Il vendra donc, dans la continuité des
relations familiales, à
Le temps des Le Charron n’aura pas atteint ni deux générations ni même le
siècle. Mais ce sera leur vision, et leurs goûts qui transformeront si
magnifiquement cette maison et ce site. Et c’est à eux que nous devons le nom
actuel de Saint Ange.
Madeleine Le Charron, de son mariage avec Jean de Choisy Seigneur de
Balleroy, avait eu une fille Madeleine qui épousera en 1622 Louis le Fevre
seigneur de Caumartin et de Boissy, le fils aîné du garde des sceaux de Louis
XIII. Elle est la Grand Mère de Louis Urbain, dit “le Grand Caumartin”, qui se
marie donc à Saint Ange en 1680 avec Marie Anne Quentin de
Richebourg.
L’élève de Fléchier restera immortalisé dans les lettres, tant par les
portraits des Mémoires de Saint Simon que par les vers de Boileau
:
“Chacun de l’équité ne
fait pas son flambeau
Tout n’est pas
Caumartin, Séguier ou d’Aguesseau.
Mais c’est son action dans ce domaine qui laissera la marque la plus
forte : Il recueille le jeune Arouet, le futur Voltaire à Saint Ange au sortir
de la prison de Châtelet, où son insolence l’avait conduit. Ce sera à Saint
Ange, aidé de l’immense mémoire de Monsieur de Caumartin que sera jeté le
concept de la Henriade : Un banc de gré à l’entrée de la Futaie-plaine, au
sortir des Charmilles porte son nom :
”Tandis que le cagot
mange harengs et salsisfis,
à Saint Ange, je fais carême avec des
perdrix” *
Ce sera à Saint Ange que seront conservés les “ mémoires” et les papiers
du Cardinal de Retz. Et c’est au Grand Caumartin que sera due la première
édition de cette oeuvre essentielle. Il sera aussi l’objet de nombreuses
flagorneries : Un poème de J.J. Rousseau essayant par tout moyen, et dans ce cas
la flatterie la plus basse, de trouver une route à son ambition, ne le conduira
pas plus rue Saint Avoye, qu’à Saint Ange : Monsieur de Caumartin, malgré son
immense bonté et sa grande générosité, savait aussi se
protéger.
Recevant Saint Ange par son mariage, il en sera autant épris, si cela
peut se dire, qu’il le fut
Mais surtout il réaménagera avec un goût exquis, en utilisant toutes les
ressources de l’art français de la Régence, l’ancienne maison de Plaisance de
Madame d’Etampes. Il déplacera la grille monumentale des Le Charron, en la
rapprochant des communs agrandis, devenus l’Intendance, la Conciergerie étant
installée une terrasse plus bas à l’entrée du jeu de Paume. Il fermera les
fossés en fossés secs, centre des jardins de l’ouest, après la cour d’honneur
qui sera pavée.
Les murs des terrasses ouest seront édifiés en grand appareil tels qu’on
peut les voir encore aujourd’hui. La terrasse de l’entrée, les murs de
soutènement seront surmontés de balustrades faites à Paris et amenées par eau
depuis le port de Saint Mammès.
Mais ce sera par l’élégance nouvelle donnée tant aux jardins d’eau du
Nord qu’aux jardins sud des Charmilles, que la manière du temps sera visible :
Le Pentagone du grand bassin est repris par un dessin en plein cintre, dont le
motif se retrouve aux charmilles par les arcs du fer à cheval. Les jardins
d’eaux s’élargissent tant vers l’est et Challeau que vers l’Ouest et Villecerf,
avec de nombreuses fabriques et obélisques : Ponts et pontets sont multipliés
pour faciliter la promenade. Les angles des canaux sont adoucis par des liaisons
courbes en grand appareil. Les statues sont nombreuses tant dans le parc, où de
nombreux ronds-points, allées suivies de contre-allées de buis ombrant les bancs
de grés blancs ou leurs fontaines dans les jardins est & ouest et
d’eaux.
Enfin, il tracera les routes d’accès par la ”Grande allée marchante de
Trin à Saint Ange” dans l’alignement de l’entrée actuelle, plantée d’une double
rangée d’arbres que l’on retrouvera sur les ronds-points en double plein cintre,
et les allées et contre allées vers Villecerf, et
Villemaréchal.
C’est bien sûr dans la maison que les éléments les plus remarquables
seront visibles. S’il est probable qu’il a dû réaménager la décoration du
Primatice, et donner aux pièces le goût du temps, la description des nouveaux
aménagements intérieurs, des collections et de la décoration nous sont
heureusement parvenus tant par les témoignages du temps que par les inventaires
de 1795 et 97.
De cela ont survécu la grande série de la “Guerre de Troie”,
merveilleuses tapisseries de Flandres qui sont aujourd’hui dans
Après lui, son demi-frère Antoine, 1696-1748, puis le fils de ce dernier,
Antoine Louis François, 1725-1803, tiendront ce domaine, qui s’éteindra par les
immenses dettes du Prévost des Marchands, le dernier Comte de Moret. Saisi par
ses débiteurs, vendus aux spéculateurs du temps, avec quelque complicité de ses
proches pour des sommes dérisoires qui ne le sauveront pas de la misère, dont
seuls ses parents et amis Le Charron s’efforceront de le tirer d’affaire. Il
verra dès 1797 la vente aux enchères des meubles et collections
Autour des années 1765, l’amour du spectacle et des artistes avaient
motivé le Prévost des Marchands à établir un petit théâtre, ajouté en
prolongement du pavillon sud-est.
Saint Ange verra aussi les convois funèbres de la Maison de Condé
s’arrêter le temps d’une halte aussi symbolique que rituelle dans sa chapelle,
sur la route de leur caveau de Vallery.
L’aveu de 1788, les splendides terriers et différentes levées du site,
les inventaires de ces dernières années d’avant la révolution décrivent
exhaustivement l’apogée de ce domaine. Il n’en subsistera, à peine dix ans plus
tard, que les murs de soutènement, les caves et sous sols et, çà et là, les
nombreux vestiges de l’architecture et de la maçonnerie.
Ce sont ces importants vestiges dont Balthazar de Rennel, Comte de Lescut
et du Saint Empire, fait l’acquisition en 1815, alors qu’après avoir servi
pendant le temps de l’Emigration le Comte de Provence, le Roi Louis XVIII
appelle ce dernier représentant d’une des plus anciennes et des plus distinguées
familles de la Lorraine à son service à Paris et à
Fontainebleau.
* Variante du
verset:
“Ma muse qui
toujours se range,
Dans les bons
et sages partis,
Fait avec
faisans et perdrix
Son carême au
château Saint Ange
Deux ans après cet établissement, Balthazar de Rennel
Ainsi pourra être largement remembré l’essentiel du domaine direct et en
particulier pour les jardins d’eaux, réunifiées les plus de 50 parcelles qui
l’avaient morcelé.
C’est pendant cette époque que l’actuel château verra sa façade nord
surélevée d’un étage et la façade ouest agrandie (Sans les pavillons de la
malheureuse castellisation ultérieure). C’est à Jérôme-Joseph, Marquis
Jérôme Joseph dit le “Saint Marquis” tant pour sa piété et son modeste et
efficace prosélytisme, dans la continuation intellectuelle du Curé d’Ars avec
lequel il entretint une importante correspondance, a fait une œuvre géologique
encore aujourd’hui de quelque autorité, reconnue sous la dénomination
“
Mais le goût de l’époque souhaitait des arbres. Et si les jardins d’eaux
revinrent en état avec un bel ajout de plantations de rangées de platanes le
long de la rivière, les anciens jardins à la française de l’est et de l’ouest,
mais surtout le si beau jardin des Charmilles seront transformés en “jardins à
l’anglaise”, avec des arbres d’agrément exceptionnels que beaucoup ont encore
connus et dont certains sont toujours là.
L’entrée par la ferme
C’est cette terrasse et son tilleul que connaîtra Balzac lors de
l’écriture de “La Femme de Trente Ans”, Saint Ange nommé Saint-Lange..!! quand une génération plus tard
Hélas,
Après Richard Timoléon, son fils Roland Nicolas, 1873-1915, arrivé à
l’âge adulte, pourra reprendre l’autorité, un moment perdue, sur le site et la
maison de Saint Ange. Il y animera une vie littéraire et artistique dans cette
fin du XIX° et ce début du XX° siècle qui verra Saint Ange accueillir François
Coppée, Edouard Drumond, Alphonse et Léon Daudet et bien des journalistes
parisiens comme Arthur Meyer, le directeur du Gaulois, Albert Duruy et son frère
Georges, Rochefort, Marchand et même quelques scientifiques épris de lettres et
d’artistes comme le docteur Paquelin l’inventeur du
thermocautère.
L’entrée dans le XX° siècle du domaine se fera par la génération suivante
avec René, Marquis
Aujourd'hui, à la veille du nouveau millénaire, les préoccupations sont
importantes : Les menaces sur l’environnement par les lignes électriques, les
routes et leur circulation, les retraits des libertés de gestion par
l’aggravation souvent excessive de la tutelle de la puissance publique et
administrative, la menace de la défiguration du paysage et du site par
l’apparition de nouvelles constructions implantées sans grande
cohérence.
Le vieillissement et la force du temps nécessitent sans cesse des
rénovations souvent fondamentales,
qui demandent temps, énergie et bien sûr moyens, mais aussi des compétences
techniques spécifiques. Heureusement, l’arrivée et la motivation de responsables
du CNRS spécialisés dans les techniques et dans l’architecture des XVI° et XVII°
siècle a pu donner une dynamique, une créativité et surtout une connaissance
spécifique qui, à tout égard, est aussi novatrice que fonctionnelle. Ainsi les
travaux de réfection des murs de soutènement prend maintenant une nouvelle
ampleur.
La grande ambition pour le nouveau siècle sera la réfection des voûtes
des sous-sols, des caves et des souterrains, dont la chronologie de réalisation
est enfin programmée après plus de trois ans de relevés et d’études. Entreprise
qui est menée de pair avec le début de la restauration des jardins du Nord, les
jardins d’eaux appelés depuis les jardins des carpières.
Pour ces actions, un soutien important a été matérialisé par la création
de l’association des “Amis
Car c’est certainement plusieurs générations qui seront nécessaires pour
restituer ce que très peu d’années ont par la stupidité, par l’appât du profit,
détruit et dispersé.
Aussi, paraphrasant le poète et pensant à ce site et à cette histoire
” Immortels sont les lieux habités par la
beauté & l’amour”